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Communiqué de presse

mardi 9 juin 2009 par cnes-usto

Ce jour le Dimanche 07-06-2009 le Coordinateur de la section CNES USTO Mr K. CHOUICHA ainsi que Mr M. MEKKAOUI membre du bureau syndical ont reçu un avis à comparaitre devant la chambre administrative suite à la plainte déposée par le Recteur de l’USTO-MB Mr M. BENSAFI pour demander l’arrêt de la grève déclenchée le 30-05-2009 au sein de la faculté d’architecture et de génie civil pour exiger le départ du doyen par intérim de la dite faculté vu son autoritarisme et son comportement dont le moins que l’on puisse dire est qu’il est loin du minimum d’éthique.

Bien que l’affaire fût enrôlée la veille c’est-à-dire le 06-06-2009 pour une audience prévue le 07-06-2009 à 11h la convocation ne leur fût adressée que le jour même vers 10h 30mn ce qui empêchât nos collègues de faire appel à un avocat et c’est pourquoi ils allèrent plaider leur cause eux-mêmes.

N’ayant pu déposer à temps la requête qu’ils avaient pu écrire tant bien que mal dans un café proche du siège du tribunal la juge leur donnât la possibilité de « plaider ». La délibération prononcée fût l’arrêt de la grève. La section attendra de recevoir la notification officielle telle que prévu par la règlementation car c’est à partir de ce moment que la décision devient exécutoire et que sera déposée auprès du Conseil d’Etat une requête en referee demandant la suspension de la décision prise.

Nous enverrons par courriel le contenu de la plainte déposée par le recteur de l’USTO ainsi que les arguments qu’utilisèrent nos deux collègues pour que les enseignants et l’opinion publique puissent se faire une idée précise.

Ce qui est intéressant de noter c’est que l’administration de l’USTO en est à sa quatrième plainte contre le CNES même si c’est des personnes qui sont cités. Une première plainte en referee pour demander le gel de la section nouvellement élue (accordée par la chambre administrative) une deuxième qui portait sur le fond et qui demandait l’annulation des élections (plainte rejetée par la chambre administrative) une troisième plainte sur le fond qui redemande l’annulation des élections (plainte en cours qui contredit l’autorité de la chose jugée) et la quatrième plainte citée au début de ce texte.

Cet acharnement judiciaire ne peut ébranler ceux et celles qui savent qu’ils se battent pour que le droit, l’équité, la justice et l’éthique puissent reprendre la place qui leur est dus au sein de l’université Algérienne. Il n’est pas permis d’oublier que cet acharnement fait suite non seulement au fait que la section avait dénoncé l’annulation du concours de Magister au sein du département d’architecture sans qu’il y ait des sanctions contre ceux qui avaient été à l’origine de ce scandale mais aussi suite à l’engagement total de la section dans la pétition nationale contre l’autoritarisme et l’arbitraire au sein de l’université Algérienne ainsi que dans sa volonté de dépasser les problèmes qui entravent la reconstruction d’un syndicat CNES unitaire démocratique et revendicatif.

Il est malheureux mais nécessaire de noter que toute cette énergie développée pour empêcher le libre exercice du droit syndical par l’administration de l’USTO aurait pu servir à développer encore plus l’université ou au moins l’empêcher de sombrer dans la dérive mais faut il croire que la n’est pas la mission qui a été donnée et que se donnent le Recteur de l’USTO et le staff qui l’entoure.

Néanmoins la section CNES USTO reste convaincue que seule la lutte peut faire reculer l’injustice et la bêtise aussi continuera t elle a assumer les responsabilités et la confiance qu’ont placés en elle celles et ceux qui avaient participés aux dernières élections.

La revendication du départ du doyen par intérim de la faculté est et sera maintenue car il en va de la dignité de l’enseignant universitaire et de celle de l’université Algérienne. Quelles que soit les artifices utilisés par l’administration et les tentatives d’instrumentalisation de la justice nous utiliserons le droit constitutionnel qu’est le droit de grève ainsi que le recours à la justice.

Vu que depuis plusieurs années l’administration de l’USTO (pas seulement l’actuelle) piétine la règlementation nous avions préféré ne pas aller devant la justice mais cette fois nous nous sommes rendus compte qu’il fallait déroger à cette règle et c’est pourquoi deux plaintes vont être incessamment déposées devant le tribunal pénal (dossiers au niveau de notre avocat), la première contre le recteur pour « pression contre délégué syndical »et la deuxième contre le doyen par intérim de la faculté d’Architecture et de génie civil pour « abus de pouvoir » avec constitution de partie civile.

Il est important de signaler que lors de la demande de reprise de service de l’un de nos collègues indument révoqué, Mr T. BENAZZA de retour de sa période de formation, l’administration n’a trouvé comme seule parade que le refus de le laisser signer cette reprise sans donner d’explications et en refusant même d’accuser réception de ces écrits. Encore une preuve supplémentaire de l’autoritarisme et de l’arbitraire qui sévissent.

Le Coordonnateur de la section

K. Chouicha.


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