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PETITION

Contre l’autoritarisme et l’arbitraire au sein de l’Université Algérienne. Pour la réhabilitation de Dr. Ahmed ROUADJIA de l’Université de M’sila

Texte de Pétition

vendredi 15 mai 2009 par cnes-usto

Ci-voici texte de la pétition à signer pour la réhabilitation du Dr. Ahmed Rouadjia de l’Université de M’Sila.

La coordination nationale des sections CNES lance une pétition pour la réhabilitation de notre collègue Ahmed ROUADJIA de l’Université de M’sila et contre l’autoritarisme et l’arbitraire qui sévissent au sein de l’Université Algérienne.

En effet, Suite à l’article « l’Université Algérienne en général et l’Université de M’sila en particulier » de Dr. Ahmed ROUADJIA, paru dans le quotidien El WATAN du 10 mai 2008, le Recteur de ladite Université Monsieur Slimane BARHOUMI a décidé de porter plainte contre notre collègue au motif de diffamation et le suspendit de ses fonctions en date du 22 juin 2008 avec blocage de son salaire. La double sanction infligée à notre collègue Ahmed ROUADJIA est inadmissible car elle ne relève pas de la prétendue diffamation, arguée par le recteur de M’sila, mais d’un délit d’opinion ; arbitraire absolu, inadmissible et contraire aux dispositions de la Constitution algérienne qui garantit la liberté d’expression.

Les exactions de ce recteur sont nombreuses et le cas de A. Rouadjia n’est pas isolé. Le cas ZETCHI Rabah, révoqué sans saisine de la commission paritaire, et plus de 60 affaires en justice (plaintes et contre plaintes aux motifs divers) sont révélateurs. Le recteur de l’Université de M’sila n’est pas le seul à piétiner et malmener les lois de la République, bien qu’il puisse se distinguer d’autres par certains traits de comportements extrêmes. Trois autres enseignants ont été révoqués de l’USTO, sans saisine de la commission paritaire en usant de leur situation fragile de mis en disponibilité. A l’Université de Sidi Bel Abbès une enseignante sanctionnée, malgré la fragilité des preuves et des faits (absence à quelques séances de cours qui n’avaient pas encore commencés), par une mutation dans un autre établissement ; Un autre vient d’être suspendu. A l’Université de Khenchela un collègue s’est vu contraint à l’exil après les déboires vécues (emprisonnement d’une semaine, révocation). Même situation vécue par un collègue de l’Université de Mascara qui a été révoqué sans saisine de la commission paritaire.

Notre corporation vit maintenant dans la crainte et la terreur d’une administration dirigée par des recteurs, doyens, directeurs, …, qui le moins qu’on puisse dire règnent en potentats dans des établissements où les enseignants sont devenus des sujets.

Les campagnes publicitaires pour le rapatriement des Universitaires algériens de l’étranger ne sont que des vitrines qui cachent mal le mépris, sinon la haine, de tous ceux qui portent en eux les germes de l’autonomie, la compétence ou toute autre vision critique de la société. Il n’est qu’à se référer au rapport de la commission d’éthique installée au niveau du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (sans ligne téléphonique à ce jour) ou à l’enquête faite par le CRASC (Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle), dont la majeure partie des conclusions n’est pas à ce jour portée à la connaissance de l’opinion publique nationale. Elle reste confidentielle car elle décrit l’état de décrépitude à laquelle est arrivée l’Université Algérienne, analyse que refuse d’admettre une administration dont les coups de boutoir ont réussi à mettre à terre cette Université.

Conscients de notre devoir de citoyens et de syndicalistes, conscients des jeux des pouvoirs publics qui profitent des dissensions regrettables au sein du CNES et qui les attisent pour tuer toute forme de résistance à la politique de destruction de l’Université algérienne, fondée sur le chantage, l’exclusion, les intimidations et la terreur, nous, membres de la coordination nationale des sections CNES appelons tous les enseignants, indépendamment de leur sensibilité, appartenance politique ou filiation idéologique à élever leur voix pour :

- Dénoncer les dérives de cette administration.
- Exiger la cessation de toutes les exactions des chefs d’établissements contre les enseignants.
- Le rétablissement de notre collègue A. Rouadjia et des autres collègues indûment sanctionnés dans leurs fonction et dans leurs droits.
- Le respect de la pensée libre au sein de l’Université algérienne et de toutes les libertés académiques.


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